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L'employé d'un CIUSSS malade se fait réveiller dans la nuit par les policiers pour aller travailler
L'employé d'un CIUSSS malade se fait réveiller dans la nuit par les policiers pour aller travailler




L'employé d'un CIUSSS malade se fait réveiller dans la nuit par les policiers pour aller travailler
"On aura tout vu!"

C’est un employé de l’Hôpital Ste-Croix à Drummondville qui a reçu une visite surprenante voire même traumatisante pendant la nuit samedi dernier.

Alors qu’il avait fait savoir à son employeur qu’il ne serait pas présent à son quart de travail parce qu’il ne se sentait pas bien, il s’est fait réveiller par les policiers à 2 h 30 du matin pour le forcer à se présenter au travail. 

« C’est sûr que ça me stressait. Je me demandais ce qui se passait.

Ça n’arrive pas tous les jours que les policiers viennent nous réveiller parce qu’on doit rentrer travailler », a expliqué le jeune homme de 22 ans au Journal de Montréal

Les agents de police avaient été alertés par le superviseur de l’employé et lui ont précisé qu’il devait le contacter rapidement. Le jeune homme est présentement en arrêt de travail complètement sous le choc.




Pascal Bastarache, président du syndicat qui le représente, ne comprend pas qu’une telle intervention ait eu lieu. 

Il explique au Journal :

« C’est vraiment une limite que je n’aurais jamais cru que quelqu’un pouvait franchir. Même si on est du service de la police, on est là pour protéger les personnes, pas pour les brimer dans leurs droits fondamentaux. Ça m’inquiète énormément. »

La SQ pour sa part n’a pas voulu dévoiler les raisons qui les ont poussés à se rendre sur place mais le lieutenant Hugo Fournier a tout de même expliqué  :

« Du moment qu’un employeur prend le temps de communiquer avec nous et qu’il y a une inquiétude envers l’état d’un de ses employés, nous avons le devoir de vérifier chez celui-ci afin de s’assurer de son bien-être. On préfère effectuer un déplacement qui s’avère non fondé que de courir le risque de ne pas avoir secouru une personne en danger. »

Mathieu Roy, le jeune homme dont il est question, a reçu des excuses de son employeur. Le directeur adjoint des ressources humaines, aux communications et aux affaires juridique du CIUSSS-MCQ Antranik Handoyan a également commenté :

« Comme pour toute situation qu’on considère inacceptable, on prendra les mesures que l’on croit appropriées dans les circonstances. »



Source : Journal de Montréal

Crédit photo : wikimedia.org




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