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Lettre ouverte à toi : Ma maladie...
Lettre ouverte à toi : Ma maladie...




Lettre ouverte à toi : Ma maladie...
"Bouleversant témoignage...triste"

Vivre avec une maladie, ce n'est pas quelques choses de bien évident, il faut beaucoup de courage. Une dame a voulu exprimer ce qu'elle ressentait en écrivant une lettre à sa maladie :




Cela fait un moment que l'on n'a pas eu une vraie conversation toi et moi. Droit dans les yeux. Alors, ce moment est venu car j'ai plein de choses à te dire. 



Voilà déjà presque vingt ans que toi et moi cohabitons ensemble. Et oui, je trouve que cela passe bien trop vite. Franchement, au début, je dois dire que tu m'as plutôt laissée tranquille. Bon je veux dire par là que tu ne prenais pas trop de place. Je ne savais pas vraiment ce que tu signifiais quand un médecin m'a annoncé à l'époque que tu ferais partie de ma vie. Donc je n'ai pas trop fait gaffe à toi, à vrai dire... 



Mais au bout de quelques années, tu m'as rappelé que tu étais bien là et qu'il fallait que j'arrête de faire comme si ce n'était pas le cas... Tu me connais, je suis têtue donc j'ai un peu continué à t'ignorer sans pour autant pouvoir nier que tu avais ta place dans ma vie et que certaines choses allaient devoir changer à cause de toi. Et à cause de toi aussi, certains se sont moqués de moi à l'école, à cet âge où c'est déjà bien assez difficile de s'intégrer et se fondre dans la masse. Tu ne m'as pas aidée ! Mais soit, tu auras au moins eu le mérite de m'apprendre à ne plus trop prêter attention à ce que les autres pouvaient penser. Mais je ne pouvais malheureusement plus sortir sans que tu me suives partout. Un vrai pot de colle ! Et en plus, tu ne sortais jamais seule, il fallait toujours que tu te fasses accompagner par ce fauteuil roulant et moi aussi par la même occasion. Voilà un objet dont je me serais bien passée tiens !



Et puis, il y a déjà plusieurs années que tu m'as volée la marche, je l'ai accepté malgré moi parce que je n'ai pas su me battre suffisamment fort pour te mettre K.O. Bon, si je devais être plus réaliste, je dirais plutôt que, de toutes façons, c'était un combat perdu d'avance. Alors, ce fauteuil est devenu mon accessoire de mode au quotidien... (prenons le avec un peu d'humour !) J'ai choisi une couleur qui me plaisait et qui te rendait un peu plus fun. Cette perte de la marche a été une grosse étape dans ma vie car sans te mettre debout, tout devient plus compliqué. Mais encore une fois, je me suis battue contre toi et me suis adaptée à cette situation. Bon, cela a demandé quelques aménagements et une grosse prise de conscience de ma part mais je l'ai fait ! Percevoir le monde en étant assise est tout à fait différent. Tout parait plus grand, plus haut. Et moi, par la même occasion, je parais plus petite. Je me moque souvent de cette situation avec mes proches en leur disant que je ne suis pas petite mais que je suis juste assise !






Aujourd'hui, presque vingt ans après ton arrivée, je trouve que tu prends un peu trop de place dans ma vie. J'ai la désagréable sensation que tu grignotes un peu plus de moi chaque jour et franchement, cela m'emmerde ! Pardonne moi cette vulgarité mais je ne peux pas te le dire autrement ! J'aimerais que tu me laisses un peu tranquille. Après tout, je ne t'ai rien demandé, moi. J'en ai assez de subir tes douleurs, de devoir lutter contre toi et cette fatigue et de devoir faire bonne figure pour ne pas trop le montrer aux autres. Cela m'épuise. Tu serais gentille de prendre tes distances avec moi à l'avenir parce que je ne veux plus de toi ici. Alors, je vais te demander une faveur: laisse moi respirer. Et comme je sais que tu es têtue aussi et que tu ne m'obéiras pas, tu vas donc m'obliger à te dire que le combat que tu mènes contre moi, c'est moi qui vais le gagner et uniquement moi ! Et ouais, c'est moi la plus forte ! Toi, tu n'es qu'une arriviste qui se tape l'incruste toujours quand il ne faut pas. Alors, casse toi et oublie moi. Merci.



Parce que moi, je veux vivre, rire, chanter, danser, crier, aimer, créer, grandir encore et gouter à tous les plaisirs que la vie peut offrir. Je veux que chaque jour soit magique, je sais, c'est du boulot mais je m'en fous ! 



Et désolée de te le dire, droit dans les yeux, mais toi, ma chère maladie, tu n'es pas la bienvenue pour vivre tout cela. Je te dis donc au revoir. Tu comprendras que je ne te dise pas à bientôt...




De simples mots pour expliquer une difficile réalité...





Source: http://www.maviemonhandicapmesemmerdes.com



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