Toute la vérité

Un homme ne sera pas indemnisé par la CNESST à cause d'une publication Facebook
Un homme ne sera pas indemnisé par la CNESST à cause d'une publication Facebook




Un homme ne sera pas indemnisé par la CNESST à cause d'une publication Facebook
"Il demandait au Père Noël d'être opéré rapidement car il souffrait beaucoup."

Dave Marquis tentait d'avoir des prestations de la CNESST suite à une blessure au dos qui serait survenue alors qu'il ocuppait un poste de manoeuvre pour Les Productions R-Lousse de Plessiville. Il aurait perdu pied en quittant la nacelle le 22 décembre 2017.

La décision du tribunal administratif du travail a été rendue le 8 juillet dernier. Sa requête a été rejetée car il a été trahi par une publication qu'il avait fait sur son compte Facebook. 

Selon lui, avant cet accident, il n'avait aucune douleur au dos.

Cependant, le 25 décembre 2017, le travailleur avait fait une publication sur Facebook dans laquelle il demandait au Père Noël d'être opéré rapidement car il souffrait beaucoup. 

Pourtant, il n'avait pas encore consulté le médecin pour sa soi-disant chute qui serait survenue le 22 décembre. Il a consulté le médecin le 27 décembre 2017 pour ces douleurs au dos. 

« [...] Cette opération ne concerne donc pas cette situation.

Elle doit obligatoirement être en lien avec une autre condition étrangère à l’événement allégué du 22 décembre 2017 », a expliqué le juge administratif Daniel Jouis qui a rendu sa décision en juillet.




Dans l'historique médicale de Dave Marquis, il était indiqué que l'homme aurait été blessé en 2009 dans un accident de la route ce que le juge a pris en considération. 

Pour sa part, Marquis a expliqué au Journal que les deux blessures étaient bien distinctes.

La première survenue en 2009 lui occasionnerait des douleurs dans le haut du dos, mais la seconde, lorsqu'il s'est blessé au travail, lui donnerait des douleurs au bas du dos. 

Le juge a également indiqué dans son jugement que le travailleur avait demandé à son médecin d'attribuer son hernie au dos qui a été diagnostiquée en décembre 2017 à son accident d'auto de 2009. 

« Un tel manque de scrupule et la volonté du travailleur de favoriser l’obtention d’une couverture d’un régime public au détriment de la vérité réduisent considérablement sa crédibilité », a finalement conclu le juge.



Source : tvanouvelles




Partager sur Facebook