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Une sanction de prison à domicile pour un oncle coupable d'abus sexuel sur sa nièce
Une sanction de prison à domicile pour un oncle coupable d'abus sexuel sur sa nièce




Une sanction de prison à domicile pour un oncle coupable d'abus sexuel sur sa nièce
"Elle ne regrette pas d'avoir porté plainte."

Un oncle reconnu coupable d'agression sexuel sur sa nièce a reçu la sanction de prison à domicile en janvier dernier. Les évènements reprochés remontent à deux décennies alors que sa victime était âgée de 11 ans. Celle-ci voulait démontrer qu'elle pouvait se tenir debout devant son agresseur comme elle le raconte dans une entrevue sur QUB radio :

« J’aurais aimé qu’il aille faire un tour en prison pour qu’il voie ce que j’ai vécu tout ce temps ; j’avale la pilule tranquillement, mais je veux quand même m’impliquer dans le combat contre les violences sexuelles, montrer que c’est possible de se lever et de se tenir debout face à son agresseur », explique Kim Bernard.

Daniel Côté, un résident de l'Estrie, avait donné de l'alcool à sa nièce lors de sa première agression en 1998. Ce premier épisode n'a malheureusement pas été le dernier et Côté aimait ricaner de la victime et l'insulter en prétendant qu'il s'agissait d'un jeu.

Mme Bernard qui est maintenant infirmière a fait levé l'interdit de publication qui gardait secrète sa propre identité et celle de son agresseur lors du procès.




Elle peut donc maintenant librement parler de son histoire. Même si Côté n'a eu qu'une sentence de 20 mois de prison à la maison ainsi que 150 heures de travaux communautaire, elle ne se laisse pas abattre.

Elle ne regrette pas d'avoir porté plainte et veut se servir de son histoire pour sensibiliser la population.

Elle explique :

« Il y a un mouvement de sensibilisation à faire, je souhaite donner des conférences, transformer mon expérience en quelque chose de positif pour les autres. Ça pourrait peut-être aussi faire réfléchir de futurs agresseurs. »

Elle s'explique également sur la vague de dénonciation sur les réseaux sociaux à laquelle nous avons dû faire face récemment au Québec :

« Je comprends que des gens veulent dénoncer [sur les réseaux sociaux], mais il y en a peut-être qui sont accusés à tort, peut-être aussi que des gens qui devraient être sur le registre des délinquants sexuels ne le seront pas. Je me demande si, comme ça, la justice est vraiment obtenue. C’est un couteau à double tranchant. »

Nous saluons son grand courage et lui souhaitons le meilleur pour les prochaines étapes de son cheminement.



Source : journaldequebec

Crédit photo : Facebook




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